Quand Vincent Bolloré évoque la fermeture de Canal+

Ceci aurait tendance à devenir une constante désormais pour parvenir à influencer les structures contrôlant et déterminant l’orientation des médias, distributeurs et opérateurs (CSA, Autorité de la Concurrence, Conseil d’état, Autorité de Régulation des Télécommunications, …), évoquer le spectre de la faillite, de la fermeture d’antenne et de la fin de financement des pertes.

C’est donc ainsi que Vincent Bolloré, dans une présentation d’ensemble stratégique du groupe Vivendi, a souhaité mettre en avant la position actuelle de Canal+, chaîne et déclinaisons en perte de vitesse, donc d’abonnés, de ressources publicitaires et confrontée aux concurrences agressives de BeIN Sports, Netflix notamment. Si l’analyse est fondée et financièrement argumentée, les notions de chaînes déficitaires (impliquant également I-Télé) et perspectives de fermeture (pour Canal+) auraient plutôt tendance à faire sourire car en homme d’affaires avisé, on voit mal une chaîne historique drainant des millions d’abonnés et un chiffre d’affaires conséquent, étroitement lié au financement du cinéma français, disposant de fréquences sur la TNT, s’éteindre ainsi, sans autres possibilité. Une chaîne déficitaire s’optimise, ou se revend, mais ferme rarement voir jamais sur la TNT ! Depuis 2005, une chaîne est-elle vraiment disparue de la TNT ? Bien sur que non, et même N°23 a résisté au couperet promis par le CSA.

Alors quelle autre justification encourage Vincent Bolloré à noircir le tableau des résultats Canal+, si ce n’est influencer l’Autorité de la Concurrence dans sa prochaine décision de distribution exclusive de BeIN Sports. Rien, mais comme TF1 a obtenu gain de cause pour LCI selon cette même méthode, pourquoi ne pas utiliser le filon. A voir ce qu’en dira rapidement, courant mai, cette même Autorité !

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