Vers une standardisation européenne en 2017

Jusqu’alors et ce depuis des années, il était impossible de bénéficier des mêmes chaînes ou droits pour un bouquet selon le pays où le citoyen européen résidait, ce qui contraignait par ailleurs les offres SVOD, dont Netflix en tête à proposer une offre par pays, respectueuse des droits locaux et contraintes imposées, dont chacun sait combien elles peuvent sembler lourdes en France.

Pour l’abonné plus rusé que de raison, le recours au VPN devenait donc une solution alternative permettant d’accéder aux catalogues d’autres nations, sans qu’il s’agisse réellement d’une fraude, l’intéressé étant alors abonné. Ce que Netflix voyait d’un tout autre regard, et considérait comme une réelle fraude et avait à ce titre engagé un véritable combat technique et juridique contre les VPN.

Hors on apprend qu’une proposition de la Commission européenne a récemment été adoptée par les pays membres. Initialement présentée en décembre 2015, elle propose de mettre un terme aux blocages divers de diffusion, du moment qu’ils sont réalisés sur des services en ligne. En clair, Netflix pourrait proposer un catalogue unifié pour l’Europe entière, et non un catalogue propre à chacun des 28 pays ou il est implanté. Les utilisateurs situés en France, Italie, Allemagne ou Pays-Bas pourraient ainsi profiter des mêmes contenus au même moment, sans avoir obligation comme aujourd’hui de passer par un VPN ou Proxy pour contourner les limites locales.

Et il n’y a pas que pour Netflix que la loi permettrait d’avancer, elle vaudra pour tous les services en ligne, comme Canal+, Sky TV et autres… La loi pourrait entrer en vigueur dès 2017 et agirait parallèlement avec la fin des frais de roaming européens.

Si le projet de loi s’attarde sur l’aspect légal des blocages des plateformes de diffusion, il restera la problématique de la négociation des droits de diffusion, gérés au cas par cas en fonction des pays… reste également à savoir si la loi européenne prendra le pas sur la chronologie des médias, la fameuse exception française qui impose un temps d’attente de 36 mois après la sortie en salle d’un film pour sa mise à disposition sur les plateformes de SVOD. La fin de cette chronologie bien trop longue pourrait assurément doper les abonnement SVOD en faveur de Netflix ou de ses concurrents.

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