Pourquoi Itélé n’a pas intégralement repris

Depuis la fin de la grève, nombreux sont ceux qui avaient observé qu’en dehors des matinales et de l’access prime time, l’antenne de la chaîne était abreuvée de reportages en boucle, le seul lien avec le direct étant le bandeau défilant.

L’explication était on ne peut plus simple puisqu’une partie de l’équipe, journalistes, techniciens, rédacteurs en chef, étaient déjo sur la liste de départ des salariés quittant la chaîne. A ce jour, 25 des 120 journalistes de la rédaction ont déjà signé la rupture conventionnelle de leur contrat avec la direction de la chaîne, les autres négocient leur départ. Mais c’est un véritable effet boule de neige qui est en train de se produire en interne, puisque ceux qui ne comptaient pas partir voient une rédaction décimée et se disent qu’ils ne pourront pas continuer . Il y a donc à ce jour en cours, 70 départs sur une rédaction de 120 journalistes, ce qui est considérable et ne permet pas à iTélé de fonctionner sereinement. A noter qu’aucun remplaçant n’a encore été embauché ceci étant notamment lié au délai de rétraction légale de 15 jours des ruptures conventionnelles.

Difficile de faire fonctionner une chaîne d’information qui ne vit que du direct dans ces conditions, sans oublier la refonte totale de la chaîne qui ne semble pas d’actualité à très court terme, car il semble délicat de lancer Cnews avec une telle réduction d’effectif. Qui donc sort grandi de cette grève ? Assurément pas la direction et l’actionnariat de la chaîne qui a préféré saigner Itélé pour mieux la reformater à sa convenance, plutôt que de lui garantir des conditions de travail et de développement propices à la pérennité de la chaîne.

Comme il sera dur de remonter les courbes d’audiences perdues pendant 1 mois.

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