BT justifie le choix du sport premium

Au Royaume-Uni, l’opérateur British Telecom nommé BT, verse 1,2 milliard de livres pour la Champions league et l’Europa League, à partir de l’été 2018. Ce qui représente 394 millions par saison et 32 % de plus que les trois saisons précédentes que BT avait ravies pour 897 millions à Sky, son grand concurrent outre-Manche.

BT a choisi d’achter beaucoup plus de football que lors de la précédente enchère, avec des matchs de Champions League à 18 heures et à 20 heures pendant les phases de qualification par poule et la reine des compétitions européennes accueillera un minimum de 4 clubs des 4 meilleurs championnats du Vieux continent. La Ligue 1 française est seulement considérée comme le 5e championnat majeur et ne dispose que de 2 clubs en qualification directe, plus un 3e club devant passer par les phases de tours préliminaires.

BT va retransmettre les finales de ces deux coupes gratuitement sur les réseaux sociaux à la demande des sponsors comme Heineken qui voulaient un minimum de visibilité, ce qui a provoqué la colère des fans qui pouvaient auparavant les voir sur la chaîne gratuite ITV, mais ce qui permet à BT de soigner ses clients EE (nouvelle branche mobile).

BT continue donc de parier sur le sport en accès payant, mais à vrai dire le football dans des pays comme l’Angleterre et la France est le seul contenu qui résiste aux nouveaux modes de consommation de contenus télévisuels (notamment à la demande). Le sport est un événement qui ne peut se vivre qu’en direct ce qui fait sa force, et ce qui encouragera toujours des fans, prêts à payer plus cher pour le sport ou pour n’avoir que du sport dans leur bouquet.

Un modèle que ne contestera pas Canal+, BeIN Sports ou SFR Sport, dont les prochains achats de droits sportifs risquent de faire des dégâts.

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