Hip Hop et R&B dominent le marché musical US

Les Échos dressent un bilan du marché musical aux États-Unis, pour confirmer que le taux d’écoute de la musique hip-hop et R&B dépasse le rock, pour la première fois. Le rapport annuel Nielsen qui dresse l’état de la musique, le rock n’est plus le style le plus écouté aux Etats-Unis, détrôné par le R&B et le hip-hop, confirmant une mutation complète opérée dans la musique en 40 ans.

Au début des années 70, le rock était en effet à son apogée, alors que le hip-hop lui en était encore au stade d’expérimentations dans les rues du Bronx. Désormais, le taux de consommation de musique hip-Hop et R&B aux États-Unis est de 25,1 % selon le rapport Nielsen, tandis qu’il est de 23 % pour le rock. Cependant, à y regarder de plus près, le rock reste le grand gagnant en termes d’achat de disques physiques. Le genre représente 40 % des ventes d’albums dans le pays. Le hip-hop et le R&B s’en sortent donc grâce à la musique en streaming. Le genre représente 29 % de toute la demande du pays et ce chiffre croît de façon notable. Le nombre de « streams » a déjà augmenté de 62,4 % par rapport à la même période l’an dernier, avec 184 milliards de titres écoutés. Et les gains en matière de diffusion streaming ont compensé le déclin continu des ventes physiques et numériques.

Selon ce même rapport, le R&B et le hip-hop sont presque aussi populaires sur les plate-formes comme Spotify, que les deux autres genres réunis, à savoir le rock et la pop associé. Près de sept des dix titres les plus écoutés en streaming sont des morceaux R&B ou hip-Hop. Parmi les stars de ce classement figurent le rappeur Drake et le chanteur The Weeknd.

Le rap et le R&B font aussi les beaux jours de Skyrock notamment pour la France, mais à propos qui sait encore qui est à l’origine de l’émergence de nombreux artistes français sur cette thématique et bien d’autres par ailleurs ? Un fan de rock ? Un DJ visionnaire ? un précurseur du rap ? Pas sur, puisque c’est Jacques Toubon, alors ministre de Jacques Chirac dont la loi active depuis depuis le 1er janvier 1996,  impose aux radios privées des quotas de chansons francophones à la radio, c’est-à-dire chantées en français ou dans une langue régionale. Ce qui exclut donc les artistes français qui chantent en anglais, comme la chanteuse Christine & The Queens. Un quota de nouveautés, morceaux de moins de neuf mois, est également imposé. Il existe aujourd’hui trois modèles, le principal imposant un taux minimal de 40 % de chansons francophones et 20 % de nouveautés ou artistes émergents ; un modèle 35 %-25 %, et un troisième, 60 %-10 %, appliqué aux radios patrimoniales, comme Nostalgie et Chérie FM.

Pas sûr qu’autant d’artistes aient pu émerger depuis plus de 20 ans, mais on y aurait peut-être gagné en qualité non ?

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