Altice en perdition ?

C’est un article du Monde, dont il est bon de rappeler que Xavier Niel, patron de Free, est actionnaire qui révèle comment Altice semble particulièrement instable ces derniers temps. Les chiffres étant vérifiables donc avérés, il semblait intéressant de se pencher sur le groupe.

Notons d’abord la chute vertigineuse du cours de Bourse, qui a perdu 34 % en cinq séances et plus de 50 % depuis juin dernier.
Ayant approfondi cette allégation, par le biais du site Boursier.com dont je vous invite à suivre le cours de l’action Altice depuis quelques mois, http://www.boursier.com/actions/cours/altice-nv-cl-a-NL0011333752,NL.html, l’action était valorisée à plus de 23  € en juillet dernier, pour se situer à 10€30 à l’heure où j’écris cet article, voir image ci-dessous !

Cette descente aux enfers économique a conduit Patrick Drahi à annoncé, hier soir, le départ de Michel Combes, à la fois directeur général d’Altice et PDG de SFR, la filiale la plus mal en point de la holding. Patrick Drahi redevient donc président d’Altice, Alain Weill, qui supervisait les activités médias de SFR, devient lui président de la totalité des activités de SFR. Dexter Goei, bras droit historique de Patrick Drahi, qui supervisait l’offensive américaine d’Altice, devient le numéro deux du groupe et son patron opérationnel, aux côtés de Patrick Drahi.

Mais cette réorganisation suffira-t’elle à rassurer des investisseurs constatant la dévalorisation constante des actions du groupe ?

SFR impacte aussi lourdement les résultats d’Altice, au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de SFR a reculé de 1,3 % à 2,76 milliards d’euros, tandis que le résultat brut a diminué de 3,2 % à 1 milliard d’euros. Dans l’Internet fixe, SFR a perdu 186 000 clients en un an, tombant légèrement sous la barre des 6 millions d’abonnés. La situation est un peu meilleure dans le mobile, où l’opérateur a gagné 75 000 abonnés.

Alors certes, rappelons que le groupe Altice n’est pas agonisant, toutefois, cela pourrait-il remettre en cause la lourde politique d’investissements, achats d’opérateurs et réseaux étrangers, catalogues premium exorbitants ? On peut le supposer, et la situation présente n’est pas sans rappeler la situation vécue par Jean-Marie Messier à la tête de Vivendi Universal au début des années 2000.  « Together has no limits » précise le slogan d’Altice…. reste à savoir si la patience des actionnaires a ses limites !

Vos commentaires sur le forum