Là-bas si j’y suis

Qui écoutait France Inter jusqu’en 2014, se souvient forcément de la passionnante émission de Daniel Mermet, « là-bas si j’y suis ». L’émission avait soudainement pris fin en juin 2014 pour ne plus revenir à l’antenne au mois de septembre suivant. Le journaliste producteur Daniel Mermet s’était alors retourné contre son ancien employeur Radio France et contestait son licenciement.

La sanction est tombée et Radio France vient d’être condamnée en appel à verser plus de 300 000 € à l’ex-animateur de « Là-bas si j’y suis » Daniel Mermet, licencié « sans cause réelle ni sérieuse » en 2014. Le jugement d’appel rendu le mardi 7 novembre à Paris confirme que Daniel Mermet a fait l’objet en 2014 d’un licenciement sans cause réelle ni sérieuse, et triple les indemnités dues par Radio France.

Le groupe public doit notamment désormais verser à Daniel Mermet 139 520 € à titre d’indemnité légale de licenciement, 140 000 € de dommages et intérêts et 16 785 € à titre d’indemnité de préavis. En première instance, Radio France avait été condamnée à verser 111 000 € au titre de cette requalification en CDI et d’une indemnité de départ à la retraite.

Où l’on apprend par ailleurs que Radio France avait recours à des contrats à durées déterminées « verbaux » pendant 25 ans, ou l’expression de la parole donnée.

Là-bas si j’y suis fut rapidement étiquettée gauchiste, mais l’émission était avant tout passionnante, au coeur de la société, à proximité de l’humain, ou en quête de vérité. Certes les comportements capitalistes étaient souvent mis en défaut, mais cette émission avait une âme, un ton incomparable, et il n’y avait nul besoin de partager les mêmes idéaux politiques pour s’apercevoir combien l’émission pouvait passionner, surprendre et émouvoir.

Paradoxe à noter, que Daniel Mermet évoquait souvent à cette époque, la période 2007-2012 aurait pu marquer le retrait de l’émission sur une radio publique, par décision de l’Élysée, Daniel Mermet n’épargnant pas Nicolas Sarkozy, pourtant ce dernier n’intervint jamais pour que là-bas si j’y suis disparaisse de l’antenne !

25 ans de France Inter qui ne s’arrêtent pas aussi soudainement puisqu’il convient de préciser que l’émission se poursuit sur le Web https://la-bas.org/ et dispose d’un fidèle auditoire, ou lectorat, les fameux AMG (Auditeurs Modestes et Géniaux).

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