La grève perdure chez iTELE

La tempête se poursuit dans le groupe Canal et plus précisément au sein de sa chaîne d’info en grève depuis plus de 2 jours déjà et dont la situation ne semble pas s’arranger. Depuis plus de 48 heures, les documents tournent en boucle, seulement complétés par des bandeaux d’alerte en bas de l’écran alimentés par des journalistes stagiaires.

Les salariés de la chaîne protestent contre les suppressions de postes prévus à la rentrée prochaine. Au total, ce sont 70 des 220 salariés de la chaîne qui vont disparaître, selon un communiqué du syndicat Plus Libres, ceci étant indirectement lié à la quasi-disparition des JT sur Canal+ et sur D8. La direction a notamment annoncé son intention de ne pas renouveler 52 CDDU (contrat à durée déterminée d’usage) en raison de leur illégalité. Les grévistes réclament la requalification des dits contrats en CDI. Les journalistes sont très remontés à l’encontre de la direction de la chaîne mais surtout de Vincent Bolloré depuis qu’ils ont appris la semaine dernière cette cure d’amincissement en même temps que la nouvelle grille des programmes. Ils se révoltent également contre le flou du projet éditorial proposé par leur direction. Début juin, ils avaient voté massivement pour une motion de défiance contre cette direction, après l’annonce notamment de projets de publireportages.

Les journalistes d’i-Télé visent directement Vincent Bolloré, le patron de Vivendi et de Canal+ et ont le sentiment d’être à la fois mal aimés et désavoués pour leur profession que leur grand patron n’apprécierait que fort modérément.

Du côté de la direction du groupe Canal+, on explique qu’il faut faire des économies, car iTELE perd de l’argent depuis sa création en 1999. Un déficit situé autour de 20 millions d’euros l’an dernier et qui pourrait monter à 25 millions en 2016, Vincent Bolloré a d’ailleurs placé Serge Nedjar, à la tête de la chaîne afin de redresser les comptes.

La grève semble donc bien partie pour durer.

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