Tout ça pour ça…

La réforme audiovisuelle voulue par Alexis Tsipras, 1er ministre grec, a donc été invalidé par le conseil d’État grec. Cette loi phare mais très contestée, Selon l’approche initiée début septembre, le gouvernement avait décidé de limiter à quatre les licences nationales privées de télévision, soit la moitié des chaines privées émettant actuellement.

La procédure, fortement contestée par l’opposition qui dénonçait une atteinte au pluralisme, ainsi que par les chaînes déboutées vouées à la fermeture, devait rapporter un total de 246 millions d’euros à l’État. Elle devait notamment conduire à la fermeture de Mega (en difficultés économiques et ne pouvant alors concourir), chaîne privée principale du pays, ce qui toute proportion gardée équivaudrait à ferme TF1 en France.

La majorité des juges a estimé qu’il revenait au Conseil de radiotélévision, le gendarme indépendant des ondes prévu par la Constitution, et non au législateur, de mener la réforme. Un camouflet pour le gouvernement grec qui prend acte de la décision et ne la contestera pas.

Les chaînes privées et puissants industriels peuvent donc se réjouir, ils contrôlent toujours le pays… médiatiquement du moins.

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