France 4 et le Mouv’ en sursis ?

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, l’audiovisuel ne semble pas la priorité du président de la république. Toutefois définir un ordre des actions entreprises par la gouvernement ne doit pas occulter les souhaits à terme en faveur de l’audiovisuel public. Piqure de rappel, pour ceux qui auraient zappé l’avenir à moyen terme :

1 – Fusion de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (RFI, France 24, Monte Carlo Doualiya). L’INA pourrait également être concerné. Ce grand ensemble ne serait d’ailleurs pas gouverné comme c’est le cas actuellement. Alors que les patrons sont aujourd’hui nommés par le CSA, ils seraient désignés dans l’avenir par le conseil d’administration des groupes, après un appel public à candidature. Le Conseil se verrait alors retirer l’un de ses principaux pouvoirs.

2 – Concentration des moyens sur des chaînes moins nombreuses mais pleinement dédiées à leur mission de service public. Pour simplifier, France 4 et Le Mouv’, qui engrangent les plus petites audiences de l’audiovisuel public, sont les premières ciblées, mais l’avenir de France Ô n’est guère plus rassurant, la chaîne de l’outremer n’étant pas un moteur d’audiences sur la TNT. Interrogée hier sur l’avenir de la chaîne sur Europe 1, la directrice de France 4 précisait ne pas s’inquiéter de la poursuite d’une chaîne qui a su trouver son public. Pourtant le simple fait d’évoquer la fin éventuelle de France 4 démontre bien l’ambiguité régnante autour de son avenir.

3 – Simplifier la réglementation audiovisuelle en matière de publicité, de financement et de diffusion. De là à réouvrir la porte à la publicité après 20h sur les chaînes publiques, il n’y aurait qu’un pas.

Ainsi l’avenir de la TNT pourrait donner lieu à une refonte de l’offre de chaînes TV et la reprise des canaux vacants par des chaînes privés.

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