Google va soutenir les médias

Le géant du web a annoncé mardi qu’il investirait 300 millions d’euros sur les 3 prochaines années dans ce projet, qui prévoit prioriser les publications « de qualité », tout en facilitant les abonnements aux médias et en apprenant aux lecteurs à distinguer le vrai du faux sur Internet.

L’annonce survient alors que les principaux réseaux sociaux Google, Facebook et Twitter, sont critiqués pour avoir permis à de fausses informations à faire leur chemin sur leur plateforme.

Le programme consistera à ajuster les algorithmes et à utiliser de nouveaux services pour que les utilisateurs voient plus haut dans leurs résultats de recherche des liens de publications payantes.

L’initiative permettra aussi aux lecteurs de s’abonner à des médias en quelques clics directement à partir de leur compte Google. Après s’être inscrits, si les utilisateurs restent connectés sur leur compte Google, ils ne seront pas confrontés à des murs payants et ils ne se feront pas demander d’écrire leur nom et leur mot de passe lorsqu’ils vont sur des sites de médias pour lesquels ils sont inscrits.

Le programme lié aux abonnements sera lancé en partenariat avec 17 organisations, dont aux Etats Unis, le New York Times, le Washington Post, le Financial Times et le Telegraph. On ignore à ce stade quels médias seraient privilégiés par la mesure, mais le Monde, le Figaro et bien d’autres devraient tirer avantage de la situation

Google prévoit aussi donner aux journalistes un accès plus sécuritaire à Internet. Les journalistes pourront facilement établir un réseau privé sur un serveur privé, par l’entremise d’un système appelé Outline.

L’entreprise ouvrira aussi le DisinfoLab afin de surveiller la désinformation pendant les élections et rendra disponible un document d’apprentissage appelé MediaWise, qui aidera les lecteurs à déterminer le vrai du faux sur le web.

La direction de Google a rappelé mardi que les médias faisaient face « à une époque difficile et complexe » en raison de la chute des revenus publicitaires.

Entre les lignes et par dela les bonnes intentions affichées permettant le lancement de ce service, il n’est pas interdit d’y voir pour Google un nouveau moyen d’engranger plus de profits, mais aussi avoir une certaine main mise sur des médias dépendants et décrédibiliser ceux qui ne rentreraient pas dans le moule ! La liberté du web semble s’effacer au profit d’une presse sous perfusion !

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